🇫🇷 Guide de vulgarisation français (non-officiel) pour comprendre Cardano et débuter avec ADA

Introduction

Le secteur des cryptomonnaies est un univers à part, dans le monde de la finance, dans le monde de la technologie, dans le monde tout court. Les multiples potentiels disruptifs de cette technologie peuvent engager, déranger, donner de l’espoir ou décevoir. C’est un monde où tout va très vite (engouement, trading, médiatisation) et en même temps très lentement (chemin vers une adoption massive, grands jalons technologiques). Au sujet des freins quant à cette adoption massive, on pourrait (entre autres choses) estimer que c’est aussi un monde de scientifiques où beaucoup des concepts sont trop compliqués à s’approprier pour le commun des mortels (par manque de temps, par fainéantise ou juste parce que c’est « vraiment » compliqué !).

C’est la raison d’être de mon travail de ce jour, casser cette barrière de la complexité en vulgarisant au maximum, quitte à oublier, dans un premier temps, certains points qui sembleront essentiels aux puristes ou aux membres de la communauté plus expérimentés. Si ce premier voyage avec Cardano vous passionne, vous trouverez de toute manière par la suite toutes les ressources pour continuer sur ce chemin fascinant !

Notes de préambule

  • ce post a Ă©tĂ© conçu avec beaucoup de travail, de nombreuses recherches mais en l’état actuel de mes connaissances : il est possible que certaines donnĂ©es soient imparfaites, je m’en excuse et j’invite les personnes compĂ©tentes Ă  me permettre de me corriger dans un esprit bienveillant
  • ce post n’a pas eu de relecture « officielle » : les propos inclus n’engagent donc que moi
  • ce post a une vocation Ă©ducative : il n’a aucune vocation Ă  servir de recommandation d’achat de token ou de conseil financier
  • ce post n’est pas « neutre » : mon engagement en faveur de Cardano pousse forcĂ©ment Ă  des biais positifs Ă  ce sujet

Partie théorique Cardano et cryptomonnaies

Cardano est une plateforme blockchain mais, c’est quoi une blockchain ?

C’est un ensemble indivisible de données numériques fortement cryptées. Cette « chaine » grandit et s’enrichit constamment de nouvelles données en emportant toutes celles du passé (le principe d’une chaine…).

Au final, ça donne un système potentiellement infalsifiable et immuable car on ne peut pas revenir sur ce qui a été écrit et crypté dans la chaine.

Cardano n’est pas censé être une cryptomonnaie ?

La cryptomonnaie, en réalité (et c’est valable de manière globale), c’est le token (la pièce) lié à la blockchain. Il est généré notamment pour récompenser les acteurs qui assurent la sécurité et le développement du réseau. Le jeton lié à Cardano s’appelle ADA.

Que peut-on faire avec des ADA ?

Globalement, c’est une monnaie, avec une valeur fluctuante par rapport aux autres monnaies (crytpo et classiques « FIAT »). Il est donc possible de s’en servir pour des transactions monétaires depuis et vers n’importe où dans le monde. Les avantages de l’utilisation de ADA pour une transaction seront notamment la rapidité et les faibles frais associés. En outre, la validité et la sécurité cette transaction sera garantie par son inscription permanente et immuable dans la blockchain.

Qu’est-ce qui fixe la valeur d’un token comme ADA ?

La capitalisation d’une cryptomonnaie et la valeur intrinsèque à l’instant T d’un jeton comme ADA dépend de beaucoup de facteurs parmi lesquels on peut citer :

  • la qualitĂ© ou le potentiel de la technologie attachĂ©e (la valeur de la plateforme / de la chaine)
  • la confiance que les investisseurs accordent aux Ă©quipes de dĂ©veloppement et Ă  leur engagement (tant sur le plan opĂ©rationnel que philosophique)
  • la qualitĂ© de la communication, de la communautĂ© et la rĂ©putation gĂ©nĂ©rale
  • la capitalisation globale du secteur des cryptomonnaies (qui est encore Ă  ce jour grandement impactĂ©e par la finance « classique »)
  • les mĂ©caniques macroĂ©conomiques et monĂ©taires connues (inflation, dĂ©flation, masse en circulation, etc…)

A l’heure où nous parlons (juillet 2020), Cardano coche tous les critères que nous venons de mentionner pour être reconnu comme un excellent projet. Son token ADA a donc énormément augmenté de valeur.

Quel est le potentiel de valeur de ADA ?

Sincèrement, personne ne peut le prédire. Le monde financier / économique actuel est d’une complexité abyssale. En bourse, on n’arrive déjà pas à valoriser des entreprises qui ont des années d’existence alors qu’on dispose des bilans comptables, des carnets de commande ou encore des annonces des dirigeants.

Pour ADA (comme pour les autres), tout dépendra de ce que toutes les parties prenantes font de la plateforme Cardano, de son utilisation de plus en plus courante ou non et, plus généralement, du flux monétaire « classique » (monnaies FIAT) entrant dans le domaine de la crypto (versus tout autre investissement comme la bourse, la pierre ou les matières premières par exemple).

Cardano veut changer le monde, pourrait ĂŞtre une valeur refuge, de quoi parle-t-on ?

Les crises financières récentes ont poussé les états et les banques centrales à prendre de plus en plus de contrôle sur l’économie. Ce dirigisme pose plusieurs problèmes de forme et de fond. Un pouvoir aussi centralisé peut imposer n’importe quelle mauvaise décision sans contrepoids et si l’on ajoute la création monétaire (dollars, euros) à outrance, les dettes des pays qui explosent et les multiples problèmes écologiques ou géopolitiques… il y a de quoi perdre foi dans le « système », local, national, mondial.

Hors, la foi dans un système, c’est justement ce qui donne une valeur au paradigme monétaire, ce qui fait qu’un bout de papier devient un billet qui permet d’acheter un repas ou un cadeau à un ami.

Dans des pays qui ont été mal gérés, malmenés (géo)politiquement, où le pouvoir centralisé n’a pas œuvré pour un développement global, l’inflation a déjà tout ravagé sur son passage. Liban, Venezuela ne sont que des exemples tristes et visibles de ce qui peut arriver dans un monde si inégal.

Qui souhaiterait vivre cela et surtout, dans quelle mesure, si l’on en a les moyens, peut-on accepter que cela continue ?

Avec les cryptomonnaies et notamment Cardano, les dérives évoquées ici sont structurellement impossibles. On ne peut pas décréter qu’on va créer de la monnaie, on ne peut pas revenir sur quelque chose qui est dans la chaine parce que ça nous arrangerait que cela soit changé. Du système économique au système de gouvernance qui achèvera la construction de Cardano, chaque acteur du système retrouve un pouvoir, de choisir, de s’exprimer, de vivre, tout simplement, il retrouve la foi.

Cette foi fait que les tokens ADA auront (peut-être) toujours une valeur quand d’autres monnaies (crypto ou non) ne seront plus d’usage.

La question parlait de « refuge », c’est en quelques sorte le principe : si j’ai de l’argent aujourd’hui, acheter des choses qui auront toujours de la valeur demain, pas forcément plus mais en tout cas pas moins.

Quelles sont les étapes du développement de Cardano ?

Byron

Cardano a été imaginé en 2015 et sa première ère « Byron » a débuté en 2017. Byron est l’ère de la fondation , celle qui pose les bases de tout : une blockchain à part entière, un token (ADA) qui peut s’acheter, se vendre, s’échanger, des portefeuilles (Daedalus, Yoroi) qui permettent de gérer ses ADA. La fondation aussi d’une communauté et d’une structure professionnelle capable de développer un projet technologique sans égal à l’heure actuelle.

A l’heure où nous parlons (juillet 2020), une étape très importante de Cardano est en marche à savoir le lancement de l’ère « Shelley » , le vrai départ de la décentralisation dont nous parlons tant et qui conditionne la suite de l’aventure.

Shelley

Le concept de décentralisation pour une plateforme comme Cardano signifie que le système, par son infrastructure comme par ses fonctionnalités de gouvernance est à même de s’auto-entretenir, qu’il n’est pas écrasé par le pouvoir de quelques personnes mais qu’il appartient au contraire à tout le monde.

C’est notamment le système de proof-of-stake et le réseau mondialement réparti de serveurs (« staking pools » gérés par qui le souhaite), qui assurent cette fonction de décentralisation inédite et cruciale pour le succès du projet.

Pour comprendre le proof-of stake, il faut comprendre qu’on a inventé à ce jour deux grands moyens de sécuriser/crypter sa chaine :

  • utiliser la puissance de calcul de milliers d’ordinateurs hyper puissants (ça s’appelle le minage ou le proof-of-work) et rĂ©compenser ceux qui mettent Ă  disposition ce matĂ©riel (les mineurs) : tout le monde connait le Bitcoin qui est le plus cĂ©lèbre exemple Ă  ce niveau

OU (et c’est notamment ce que fait Cardano)

  • utiliser les tokens (en eux-mĂŞmes) des personnes qui en possèdent comme organe de sĂ©curisation du rĂ©seau (ça s’appelle le proof-of-stake) et rĂ©compenser ceux qui mettent Ă  disposition ces tokens (les stakers / holders) par de nouveaux tokens

Vous avec donc compris, si ADA offre une sorte de « rendement », c’est en réalité une redistribution d’une part de la création monétaire à laquelle les détenteurs de tokens ont participé car ils ont aidé à sécuriser la chaine .

Avec le proof-of-stake et les staking pools, les capacités du réseau vont augmenter et elles permettront de passer à la troisième ère de Cardano à savoir « Goguen ».

Goguen

Goguen, c’est l’arrivée des contrats intelligents (smart contracts) qui sont (pour faire simple car c’est le principe) l’équivalent des contrats papiers mais sur la blockchain. Il en découle une infinité de nouvelles opportunités techniques pour les développeurs, entrepreneurs et porteurs de projets.

En effet, utiliser un contrat intelligent pour une application offre des garanties de sécurité et d’exécution. La blockchain étant garante de l’intégrité de chaque donnée, chaque mouvement, chaque transaction, il est facile de vérifier si les clauses d’un contrat sont respectées ou non et donc si la contrepartie de ce contrat peut être déployée.

Vous noterez ici que dans un contrat « réel », les conditions parfois plus abstraites et les possibilités de détournement liées à l’interprétation « humaine » sont nombreuses et moins sécurisantes.

Il est à noter que dans la présentation de l’ère Goguen, il est aussi mentionné que Cardano offrira la possibilité de créer de nouveaux tokens basés sur sa plateforme. Tout cela aura un impact non négligeable sur le développement de l’usage de Cardano et par conséquent sur la puissance à fournir par le réseau décentralisé qui devra se développer et s’optimiser.

Basho

L’ère « Basho », avant-dernière ère du développement de Cardano est d’ailleurs consacrée à l’optimisation globale de la plateforme pour assurer à très long terme le maintien de ses performances, de ses capacités de croissance, de sa sécurité et de son interopérabilité avec d’autres systèmes. Basho verra la naissance de blockchains parallèles communicantes avec la blockchain principale de Cardano et celles-ci seront autant de capacités supplémentaires pour celle-ci. Elles permettront entre autres de mieux gérer la charge de travail, ou de développer de nouvelles fonctionnalités sans risquer de compromettre le système principal.

Nous aurons donc un système décentralisé, flexible, capable de gérer (avec peu de frais et de consommation d’énergie) des transactions monétaires simples mais aussi l’exécution de contrats très complexes. Un système qui permettra à tout porteur de projet de s’implanter dans un contexte fiable, sécurisé et pérenne.

Voltaire

L’ère « Voltaire », dernière ère de développement de Cardano apportera à celui-ci une gouvernance démocratique et totalement indépendante. Pour guider l’évolution de Cardano dans le temps, les utilisateurs du réseau bénéficieront d’un système de vote dont la validité sera elle-aussi garantie par la blockchain.

Les projets liés à cette gouvernance inédite seront financés par un système autonome de trésorerie, un pot commun qui sera financé par une partie des frais que Cardano prendra pour toute transaction sur sa plateforme.

Quels sont les cas concrets d’utilisation / les bénéfices visibles potentiels de Cardano ?

En comparaison avec le monde d’aujourd’hui, où les données numériques sont souvent un sujet sensible de sécurité et où les arrangements « humains » avec la réalité sont une norme, les données issues de la blockchain Cardano seront tout simplement incontestables. Pour les modifier, effacer, ou ne serait-ce que les rendre inaccessibles quelques secondes, il faudrait faire tomber un réseau décentralisé, sécurisé et totalement engagé pour être garant de l’inviolabilité de la chaine.

De par sa nature immuable, infalsifiable et technologiquement très accessible aux développeurs, la blockchain Cardano pourra donc sécuriser et valider des données issues de secteurs variés de l’économie ou de la vie quotidienne. La compréhension du concept doit déjà vous permettre d’imaginer vos propres idées mais pour être très concret et donner des exemples, il peut s’agir de :

  • lutter contre la contrefaçon dans la distribution ou les mĂ©dicaments
  • permettre une traçabilitĂ© concrète des produits d’origine agricole
  • enregistrer et certifier des diplĂ´mes ou des Ă©lĂ©ments d’identitĂ©
  • gĂ©rer des contrats financiers et s’assurer de la solvabilitĂ© des parties prenantes
  • …

D’autres le font ou planifient de le faire ? En quoi Cardano est-il un meilleur projet que les autres ?

Cardano porte une vision claire et accessible, basée sur une puissance technologique inédite (sensiblement moins accessible !). La roadmap montre bien l’entendue des possibilités qu’offrira le projet terminé et tout un chacun peut y trouver inspiration, espoir et convenir que son aspect universaliste, totalement décentralisé et auto-suffisant tranche avec une majorité d’autres noms du secteur des cryptomonnaies.

Les anticipations techniques quant à l’utilisation future de Cardano et son interopérabilité avec d’autres systèmes (ères Goguen et Basho) conditionneront en outre la massification de son adoption, donc la quantité de transactions sur la blockchain, donc les frais perçus pour la trésorerie centrale autonome, donc la « puissance potentielle » et la « durée de vie » du système dans sa globalité, dans un cercle vertueux permanent.

Que cache quelque chose d’aussi parfait ?

Que serait un bon article documentaire sans un peu de critique et de contradiction ?

Je précise que, ici, ce sont moins des « faits documentés » et plus mon point de vue personnel (et quelques remarques de la communauté) qui s’exprime. Les questions et affirmations posées peuvent être légitimes (j’espère) ou issues de mes lacunes personnelles dans la compréhension de certains mécanismes. Si c’est le cas, je m’en excuse et, encore une fois, j’invite les membres de la communauté à me corriger / m’expliquer en toute bienveillance pour que je puisse affiner cette partie.

Pour répondre à la question, bien entendu, le système Cardano est avant tout bienveillant et ne « cache » rien. Ceci dit, à notre hauteur, on peut se poser des questions sur la capacité d’un projet sur le papier si parfait à venir exister et se développer en marge du système actuel tel que nous le vivons.

En fait, l’image « mécanique » évoquée par le nom Cardano est appropriée pour comprendre ce doute. On pourrait schématiser le développement et l’adoption de plus en plus massive de Cardano par un schéma simple.

“Ca marche bien --> j’utilise et je participe --> ca marche encore mieux !”

Si on visualise un engrenage, on comprend que tout peut aussi tourner à l’envers et… aussi rapidement. Dès lors on imagine la réciproque.

“Ca marche moins bien que prévu --> je vais faire autrement --> ca ne marche plus du tout !”

Avec un système décentralisé, on comprend que les gens dans l’engrenage sont les opérateurs de staking pools mais aussi, tout simplement, les stakers qui font de la délégation pour gagner un peu d’argent et participer au système. Ils doivent rester, continuer d’adhérer et, parfois, la condition financière prend le pas sur la philosophie, nous ne pouvons nier la nature humaine et sociétale actuelle…

Dès lors…

En général

  • Comment rĂ©munĂ©rer toujours suffisamment la participation au système sans en mĂŞme temps crĂ©er trop de monnaie et de facto la dĂ©valuer ?

L’objectif est-il au final une augmentation du prix ou une relative « stabilité » avec un système devenu « refuge de valeur » ? Il faut, à minima, un guidage à ce sujet.

Pour les staking pools

  • Elitistes techniquement Ă  l’heure actuelle --> comment permettre Ă  des petits opĂ©rateurs de dĂ©ployer, eux-aussi, un pool qui va participer Ă  la dĂ©centralisation ?
  • QuestionnĂ©s sur leur rentabilitĂ© --> les pools Ă©tant en « concurrence », comment permettre aux opĂ©rateurs d’être, au moins, rentables quand ils sont trop petits ?

La réponse à ces questions ne devrait jamais être « qu’ils ne fassent pas » ou « qu’ils ferment » mais, au contraire, qu’ils puissent être « subventionnés / aidés » versus les grandes entités.

Dans le cas contraire, nous verrons apparaître des professionnels qui géreront techniquement et comptablement leur investissement par et pour du rendement et nous ne ferons que reproduire ce qui existe déjà partout ailleurs (sur le point de vue financier – sans nier l’avancée technologique que permet Cardano).

Pour la gouvernance

  • Comment prendre en compte les disparitĂ©s de puissance (en capital) dans la gouvernance ?

Si l’on se réfère aujourd’hui aux portefeuilles existants et qu’on considère, en plus, que ces portefeuilles se développeront avec les récompenses de staking, nous allons faire des riches de plus en plus riches et influents.

Cardano n’ayant pas les pouvoirs magiques d’effacer toute inégalité dans le monde, la « richesse » de certains n’est pas un problème en soi, en tout cas pas pour moi. Par contre, on peut aisément imaginer que le système de gouvernance sera forcément biaisé s’il tient compte des forces en présence. A l’inverse, s’il ne le fait pas, il sera tout autant biaisé car potentiellement abusé par une multitude de « petits » utilisateurs pas nécessairement représentatifs.

De la résolution de cette équation (tirage au sort pour élire des votants, système avancé de contrôle de « l’identité pour voter » ou toute autre solution) dépendra la validation que Cardano a achevé son objectif de décentralisation « juste » et donc son succès philosophique pour lequel beaucoup de membres communautaires sont engagés et présents.

Partie pratique avec ADA

Tout cela m’intéresse mais je n’ai pas de ADA, comment en obtenir ?

Il est possible d’échanger des ADA contre d’autres monnaies (euros, dollars) ou cryptomonnaies (bitcoin, ether) sur les « exchange ». Ce sont des sites qui font office de bourse / bureau de change pour les cryptomonnaies. La plupart des exchanges permettent d’acheter / vendre des ADA, vous pouvez vous rendre sur CoinMarketCap afin de faire votre choix.

Ensuite, vous devrez déposer une monnaie et échanger celle-ci contre des ADA selon la parité (le cours) du jour. Si vous êtes trader dans l’âme, tout cela fonctionne comme la bourse mais 24h/24 7j/7. Si votre objectif est un investissement long terme ou une conversion monétaire ponctuelle, des outils simples seront disponibles sur les exchange pour faciliter votre acquisition de tokens.

Comment « stocker » / « conserver » mes ADA ?

Quand vous achetez vos tokens ADA sur un exchange, ils sont stockés temporairement sur votre compte de l’exchange. Parfois, pour certains, le temporaire devient permanent mais ce n’est pas du tout recommandable ! Pour des raisons de sécurité mais aussi de fonctionnalités, il est recommandé d’utiliser un portefeuille spécifique.

Pour ADA, il existe Daedalus et Yoroi qui ont chacun un fonctionnement sécurisé. Il faut télécharger le logiciel et créer un (ou plusieurs) portefeuilles sur celui-ci.

Ces portefeuilles agiront comme des « adresses » avec lesquelles vous pourrez envoyer/recevoir vos ADA.

Quels sont les différences entre Daedalus et Yoroi ?

Daedalus a un fonctionnement « full-node », cela signifie qu’il va télécharger une copie de la blockchain Cardano pour maximiser localement la sécurité des transactions. Il demandera sensiblement plus de ressources et de temps de synchronisation que Yoroi qui favorise la mobilité, la simplicité et la rapidité dans le cadre d’une utilisation fréquente.

Comment sécuriser les ADA qui sont sur un portefeuille ?

Daedalus, comme Yoroi, sont prévus pour maintenir un niveau de sécurité maximal pour vos clés privées et les ADA associés. Lors du paramétrage, vous aurez l’occasion de noter une suite de mots unique qui permettra de restaurer votre portefeuille en cas de perte.

Pour ajouter une couche de protection quasi-infaillible, vous pouvez aussi utiliser un « cold wallet ». C’est une sorte de clé USB avec sa propre sécurité qui va s’associer à votre portefeuille ADA (à l’heure actuelle – juillet 2020 – seul Yoroi est supporté).

Lors de la validation d’une transaction (en envoi notamment), rien ne pourra partir sans que vous validiez la transaction depuis l’écran du « cold wallet ».

Des marques comme Ledger ou Trezor sont reconnues comme des fabricants fiables de ce type de dispositif.

Comment puis-je mettre les ADA en délégation et obtenir des récompenses ?

Depuis votre portefeuille, vous pouvez voir la liste des serveurs (staking pools) disponibles pour accueillir vos ADA en délégation. Vous pouvez ensuite choisir vers quel serveur vous souhaitez déléguer.

Est-ce une démarche sécurisée que de déléguer mes ADA ?

Bien entendu et c’est justement pour cela que l’on parle de « délégation » ! Vos ADA restent votre propriété et ils ne transitent en aucun cas vers le staking pool qui va s’en servir pour sécuriser le réseau.

Comment choisir le bon staking pool pour déléguer ?

Il faut déjà savoir que les opérateurs peuvent prendre des « frais » de fonctionnement au titre de l’entretien du matériel et du temps passé à celui-ci. Ces frais sont prélevés sur ce que gagne le staking pool pour son travail et le reste est ensuite redistribué aux stakers (comme vous) proportionnellement à leur délégation.

Il faut aussi savoir que plus le staking pool est « peuplé », plus il aura de chance (jusqu’à un certain point de saturation) d’avoir du travail et donc de générer du rendement.

Il faut enfin savoir qu’un serveur qui marche mal ou qui subit des problèmes de sécurité risque de manquer des opportunités de travailler. Si vos ADA sont délégués sur un serveur mal géré, vous pouvez très bien ne rien y gagner !

L’équation est donc simple à comprendre mais difficile à résoudre. Le « bon » staking pool ne prend pas trop de frais (mais assez pour être bien géré). Il est suffisamment peuplé pour tourner à grand régime (mais il n’est pas saturé). Enfin, il est sécurisé et tout le temps disponible pour les calculs (sans que cela soit au prix de frais trop importants).

Si le rendement n’est pas votre seul critère, vous pouvez aussi choisir de déléguer chez un membre actif de la communauté que vous trouvez sympa. Il se peut aussi que certains aient des projets caritatifs et prennent des frais un peu plus importants pour servir ceux-ci. De manière générale, il faudra s’intéresser à la présentation et à la communication de ces intervenants.

Peut-on choisir plusieurs staking pool pour déléguer ?

C’est possible et même recommandable à partir d’une certaine quantité de ADA car, comme nous l’avons vu juste avant, votre rendement peut être réduit à néant si vous déléguez 100% sur un serveur qui ne marche pas bien ou pas du tout. Il faudra donc gérer plusieurs petits « paquets » et les déléguer à chaque endroit qui vous conviendra. Avec Yoroi, cela sera possible depuis un portefeuille unique (ou plusieurs si ca vous arrange), avec Daedalus, il faudra dans tous les cas créer plusieurs portefeuilles.

Que puis-je espérer obtenir comme rendement ?

Il y a un simulateur disponible issu des données test. Le rendement estimé annualisé serait quelque part entre 4% et 5% mais les chiffres ne sont pas figés au regard du fonctionnement du système de récompense et de son évolution.

Quelles sont les règles fiscales si je gagne de l’argent avec des ADA ?

Nous allons ici uniquement parler de la France. Si vous êtes francophone d’un autre pays, vous devriez vous rapprocher de votre administration fiscale.

En France, à l’heure actuelle (juillet 2020), vous devez déclarer à l’administration fiscale vos inscriptions sur les exchanges en utilisant une annexe à la déclaration de revenus. Attention sur ce premier point : chaque oubli, omission ou inexactitude est passible d’une amende importante.

Ensuite, ce sont les plus-values de vos investissements qui seront prises en compte. En d’autres termes, si vous achetez des ADA et que vous les conservez, vous n’avez rien d’autre à déclarer que votre présence sur les exchanges.

Si par contre vous avez une activité de trading qui vous rapporte de l’argent, il faudra calculer pour chaque année les bénéfices de celle-ci (total des achats / total des cessions) et les déclarer (case 3VG de la célèbre déclaration 2042). Ils seront soumis à la « flat tax », une imposition standard de 30%. Il faudra conserver un fichier numérique pouvant justifier des transactions et des plus-values liées.

Enfin, si les activités comme le minage ou la gestion de staking pools / masternodes ont un traitement fiscal qui reste « flou », il faudrait à priori les assimiler à des revenus complémentaires professionnels (bénéfices non commerciaux BNC). Il faudrait donc une structure qui supporte cette activité.

Pour les particuliers qui font du staking avec leurs cryptomonnaies conservées, par exemple ADA, le « flou » est encore plus important. Les interprétations récentes pousseraient à déclarer les revenus comme des plus-values au moment de la vente et de la transformation de ces nouveaux tokens en euros (monnaie légale).

Quand on s’intéresse réellement à la fiscalité liées aux cryptomonnaies en France (et peut-être un peu partout dans le monde), on se rend vite compte que la technologie et les usages de ce domaine vont bien plus vite que le législateur et que l’administration fiscale.

La meilleure solution semble donc de s’informer du mieux possible et d’agir de bonne foi. D’une part, en déclarant ses comptes d’exchange, d’autre part en déclarant ses plus-values si il en existe et si elles sont converties en euros.

1 Like